PANDANUS

Description

Nom tahitien : Fara / Rau’fara

Nom français : Pandanus

Nom scientifique : Pandanus tectorius

Originaire des régions tropicales et subtropicales d’Afrique, d’Asie, d’Australie et des îles du Pacifique. Le pandanus est une plante tropicale à feuilles longues, souvent associée aux régions côtières. Elle se caractérise par ses feuilles étroites et pointues, souvent disposées en spirale autour de son tronc.

Reproduction

Le pandanus, une plante tropicale, nécessite un climat chaud, un sol bien drainé, et une exposition ensoleillée. Arrosez régulièrement, maintenez l’humidité, et fertilisez pendant la saison de croissance. Propagez par graines, drageons, ou boutures. Un entretien régulier, protection contre le gel, et compréhension des besoins spécifiques sont essentiels. Le pandanus se reproduit mieux par bouturage, par conséquent nous pouvons donc couper une branche et on la plante directement dans la terre ou on la met dans l’eau jusqu’à ce que des racines apparaissent avant de la replanter cependant Il peut aussi se reproduire par graines qui sont dispersées par les fruits tombés.

Usage du fruit

Le fruit du pandanus joue un rôle de premier plan dans l’alimentation des indigènes de certaines îles. Sur les atolls de formation récente, où les plantes nutritives océaniennes, tells que le taro, bananes, patates, arbres à pain, ne poussent qu’avec une grande difficulté, et où le cocotier lui-même germe difficilement, le pandanus fleurit spontanément et représente une source de nourriture absolument sûre. La pulpe n’est pas mangé crue, même aux époques de disette, car elle irrite fortement les muqueuse. Cette action est à rapprocher de celle produite par le taro cru. Pour la consommation immédiate, les fruits sont bouillis dans l’eau ou cuits dans le four tahitien. S’ils sont destinés à être utilisés plus tard, on retire la pulpe dont on fait des galettes en la mélangeant à l’amende fraîchement râpée de la noix de coco ; ces galettes sont séchées au soleil et peuvent se conserver indéfiniment pour être cuites au moments du besoin. Dans certaines îles des Tuamotu on consomme également après cuisson les racines adventives aériennes quand elles sont jeunes et encore tendres. D’après Teuira Henry, leur saveur rappellerait celle de l’igname. Aux Marquise, les hommes se confectionnent des couronnes avec les drupes de la variété hei ha’a, tandis que les femmes employaient les bractées jaunes pâles de l’inflorescence mâle (hinano) à cause de leur odeur pénétrante ; ces même bractées servaient à parfumer le mono’i.

Usage dans le tressage

Autrefois on employait presque toujours les feuilles de pandanus tressés pour recouvrir les cases ; elles fournissent une toiture fraîche, étanche, et plus durable que les feuilles de cocotier. Le pandanus le plus cultivée (pandanus tectorius var. laevis) dont les feuilles sont dépourvues d’épines. on les coupe et on les suspend pour les faire sécher dans un lieu ombragé et bien aéré. A l’abri du soleil et de l’humidité la feuille ne tarde pas à prendre une belle couleur blanche. Quand la dessiccation est fine, les feuilles sont triées, on rejette celles qui sont tachées ou trop foncées, les autres sont lissées puis roulées en liasses circulaires de 30 à 44 cm de diamètre. Les tresseuse professionnelles ont toujours sous la main une provision de ces rouleaux. Elles prennent une feuille, l’assouplissent avec la lame d’un couteau, en prenant soin de ne pas écorcher la surface. Les techniques de tressage varient suivant les objets. Les femmes des îles Australes fabriquent des chapeaux, des corbeilles, des éventails, des nattes, des paniers, des voiles de pirogues et bien encore.

Usage médicinal

Les racines du pandanus ont aussi des propriétés médicinales. Voici un usage médicinal contre la lymphangite, on choisit une racine aérienne jeune avant qu’elle n’ait atteint le sol. L’extrémité est sectionnée et divisée en fragments, que l’on contuse à l’aide d’un penu (pilon en pierre), et dont on extrait le jus par expression dans une étoffe. D’autres part en choisit trois noix de coco arrivées au stade de ‘opa’a, c’est à dire dont l’albumen a acquis une consistance suffisante pour pouvoir fournir par dessiccation un bon coprah, sans que le germination n’ait commencé. Elles sont divisées en deux parties, et on ne conserve que l’hémisphère contenant l’embryon. Après avoir rejeté la première pulpe semi-liquide, le reste est râpé et exprimé pour en retirer le lait ; celui-ci est l’excipient auquel on mélange le suc de pandanus. Au moyen d’un pinceau en fibre de pandanus, on applique le liquide sur le pourtour de la partie atteinte dont on suit exactement le tracé et dans le sens des aiguilles d’une montre. On évite avec soin de badigeonner toute la partie en flammée ; même en se limitant à la périphérie, la peau subit une irritation violente, tandis que la douleur due à la lymphangite diminue rapidement. A chaque nouvelle crise, on répète le traitement et les accès finissent par s’espacer, et disparaître, tandis que la peau tombe aux endroits traités.

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